Se lancer dans la vente à domicile : mode d’emploi

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Articles culinaire, bougies, parfums, cosmétiques, vêtements pour enfants, lingerie, etc.

En complément de revenus ou en activité principale, chacun(e) peut devenir vendeur(euse) à domicile. Il est cependant important de bien se préparer avant de commencer.

 

Voici quelques conseils :

 La Vente à Domicile ou Vente Directe également appelée « Vente en Réunion« , est en pleine expansion.  Si avant, on ne parlait que de ‘Tupperware’, il existe aujourd’hui toutes sortes d’objets à vendre : vêtements pour enfants, cosmétiques, lingerie, produits du terroir, bougies, objets de décoration, ustensiles de cuisine… et même des sex toys !

L’objectif du vendeur : proposer à un particulier de convier ses relations et venir y présenter des produits exclusifs. La vente se tient dans un salon entre « copines ».

Pour qui : elle peut être exercée de manière habituelle ou occasionnelle. Le secteur convient souvent aux femmes au foyer ou avec peu de ressources, qui veulent assurer leur vie de famille tout en arrondissant leurs fins de mois. Mais il est aussi possible de créer son emploi. Aucune limite d’âge, aucun diplôme ne sont nécessaires. Les seules qualités importantes : un bon relationnel et le sens de l’organisation.

Quel statut ?

Il existe en France,  deux statuts :

Celui de salarié : minoritaire sur ce secteur. Lié par un contrat de travail avec l’entreprise, le vendeur a des contraintes de lieu, d’horaires, de comptes-rendus, de chiffres d’affaires minimum… Il touche un salaire fixe, associé à des primes sur les ventes.

Celui de vendeur à domicile indépendant (VDI) : le plus utilisé et le plus adapté lorsque la personne débute ou souhaite concilier deux activités professionnelles, une retraite et, sous certaines conditions, le chômage. Le vendeur est lié par un contrat de distribution avec l’entreprise. Il n’a pas d’horaires imposés, garde une autonomie dans sa recherche de clientèle, et la rémunération est directement liée à son implication personnelle.

Sachez-le : ce statut s’applique seulement si l’activité est occasionnelle. Au-delà d’un certain seuil de revenus (17 310€ bruts en 2010) atteint 3 ans de suite, le VDI doit s’inscrire à un registre professionnel pour devenir soit agent commercial, soit commerçant.

 

Acheteur-vendeur ou mandataire ?

Sous le statut de VDI (vendeur à domicile indépendant), deux types de contrats sont proposés : mandataire ou acheteur-revendeur*.

En tant que mandataire, l’entreprise reste propriétaire de la marchandise. Elle donne au vendeur le pouvoir de prendre des commandes auprès d’une clientèle pour son compte. Le VDI perçoit une commission sur le chiffre d’affaires (20 à 35% en général).

En tant qu’acheteur-revendeur, le vendeur achète la marchandise à des prix intéressants à l’entreprise puis la revend à ses clients avec une marge bénéficiaire. Il est libre d’appliquer les tarifs de revente qu’il souhaite, dans la limite d’un tarif maximum conseillé par le fournisseur.

Le mieux : Tout dépend du produit et si vous avez une mise de fond. En tant qu’acheteur-revendeur, vous aurez à vous constituer un stock, acquérir un kit de présentation. Cela revient cher au départ, mais vous pouvez fixer vos marges. Le contrat mandataire est plus adapté à des produits qui demandent beaucoup de stock (vêtements, accessoires…).

 

Choisissez votre distributeur

Les entreprises de vente directe sont nombreuses en France. Pour éviter toute arnaque et choisir la marque qui vous conviendra le mieux, certains points sont à regarder de près : Fuyez les obligations imposées comme, entre autres, celle de suivre des formations payantes (elles doivent au contraire être gratuites) ou encore, l’obligation de se constituer un stock minimum ; . vérifiez si l’entreprise propose une garantie de reprise des produits invendus ; . regardez si les commissions sont comprises entre 15 et 35% ; . demandez à voir la qualité des produits proposés ; . renseignez vous sur le fait que l’entreprise cotise ou non pour vous auprès du régime général de la Sécurité sociale. A faire : choisissez de préférence une société qui a suffisamment d’ancienneté, pignon sur rue, et qui est membre de la FVD (fédération de la vente directe – www.fvd.fr -  Fédération européenne : www.seldia.eu

 

Les démarches

Premier contact : bien souvent, il suffit de remplir une fiche de mise en relation sur le site d’une entreprise de vente à domicile pour se voir proposer un entretien. Un contrat est ensuite signé pour officialiser la relation.

Les débuts : selon la société et le type de contrat, vous pouvez acheter un kit de démarrage avec des produits de démonstration ou vous engager à réaliser un chiffre d’affaires minimum sur un ou deux mois. Mais ce n’est pas systématique.

Ce qui doit être déclaré : le vendeur doit communiquer son numéro de sécurité sociale à son « employeur », puis effectuer une déclaration d’existence auprès du centre de formalités des entreprises (CFE), 15 jours au plus tard après le début de son activité. Cela permet d’être identifié auprès des services fiscaux et de bénéficier des mesures applicables aux VDI.  La société s’occupe ensuite de tout : contrat de travail, rémunérations, déclarations et paiement des cotisations sociales, bulletins de précompte…

 

Avantages et inconvénients

Comme pour un salarié, le vendeur est relié au régime général de la Sécurité sociale, et bénéficie de prestations sociales (santé, maternité, invalidité…) ainsi que de la validation des trimestres pour la retraite (à partir d’un minimum de revenus, environ 562€/mois).

Ce statut permet de cumuler deux activités professionnelles, et pour les demandeurs d’emploi de continuer à percevoir leurs allocations si les ventes restent occasionnelles.

Il est possible de travailler avec plusieurs entreprises de vente à domicile si elles ne sont pas concurrentes (lingerie et cosmétiques par exemple), et faire ainsi ses premiers pas dans la vente sans prendre de risque.

 

Inconvénients :

Ce statut n’ouvre pas de droits à une allocation-chômage, ni d’indemnités de licenciement.

 

Quels produits choisir ?

Pour vendre tout de suite, très vite, mieux vaut choisir des objets « à la mode » et qui se renouvellent souvent pour assurer dès les premières ventes, une activité régulière.

Au rang des produits qui « cartonnent » : on retrouve :

les vêtements pour enfants, avec notamment la marque Captain Tortue, qui s’adressent aussi bien aux enfants de tous âges qu’aux femmes.

les cosmétiques : on connaissait la marque Avon, d’autres ont vu le jour comme Annie Rey ou H2O pour le bio

les bijoux avec, par exemple, les marques Pierre Lang, A-Typik, Esprit d’évasion, Nora YS, Noane…

la lingerie sexy avec Charlott’Lingerie, Java… et les sex toys avec Yoba

les ustensiles de cuisine avec la marque Silit

Et aussi la gastronomie, les chocolats, les biscuits, le vin, les bougies et décoration, le mobilier, le matériel pour personnes à mobilité réduite…

 

Avant de vous lancer, préparez-vous

Il ne suffit pas d’y croire, il faut :

un minimum d’organisation et quelques « bonnes copines » qui voudront bien accueillir chez elles une ou deux réunions dans l’année. Le réseau vient en général au fur et à mesure des ventes, surtout si vous proposez des avantages à l’hôtesse (une remise ou un produit offert…) ;

prévoir suffisamment de place chez vous pour stocker les produits de démonstration, les colis ;

avoir une voiture. Il s’agit d’un élément indispensable quand on se lance dans la vente à domicile, car il faut pouvoir se déplacer et livrer ensuite les produits ;

du temps pour exercer son activité au moment où les clients sont disponibles : en journée, mais aussi en soirée, les samedis, dimanches et même jours fériés ;

une formation de base pour mettre en place une activité solide et pérenne ! (Voir Ecole de la Vente à Domicile – Initiation)

 

Quelle rémunération espérer ?

 

Pas de secret : plus vous organiserez de ventes et les animerez avec talent, plus vous aurez de commissions ou de chiffres d’affaires.

Pour Elodie, ancienne vendeuse chez Partylite : « Je me faisais 150€ de commission par réunion. Ca va vite, mais il faut avoir un bon réseau et organiser suffisamment de réunions pour espérer approcher un salaire correct. » Pas si simple, car le VDI peine souvent à élargir sa clientèle au-delà du cercle familial et des amis.

Cependant, une bonne vendeuse très motivée dans un secteur porteur comme la mode pour enfants, par exemple, peut espérer gagner entre 2000 et 3000€ mensuels.

Évolution de carrière : il est possible d’allier le statut de vendeur et celui d’animateur de réseau pour espérer gagner beaucoup plus. Pour cela, il faut recruter sa propre équipe de vendeurs. L’encadrant perçoit alors une commission supplémentaire entre 5 et 10% sur les ventes réalisées par ses recrues.

 

Ce que vous devez savoir

Selon la Fédération de la vente directe, un protocole est à suivre dans les ventes à domicile. Lors des réunions, lorsqu’un acheteur est intéressé par un produit et veut l’acquérir, un bon de commande doit être rempli. On ne verse ni acompte, ni argent et encore moins de chèque à encaisser pour plus tard.

Pourquoi : l’acheteur a 7 jours après accord pour se rétracter. Sur le bon de commande se trouve une partie détachable de rétractation qu’il peut renvoyer par courrier recommandé auprès du vendeur ou de la société. Passé ce délai, la vente est conclue et le produit est commandé et livré. La vendeuse est payée au moment où le produit a été reçu.

Si le protocole n’est pas respecté, cela entraîne automatiquement la nullité de la vente.

 

Par r.santourian  sur Planet.fr

 

 

 

 

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